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Enseignement


Enseignement à l'exposition de Paris 1937

© Baranger
Architecte(s) : Eric Bagge

Conçu dans un style volontairement sobre qui s'accordait avec le caractère élevé de l'exposition qu'il abritait, le pavillon de l'Enseignement présentait sur toute sa hauteur, une partie concave occupée par les trois portes d'entrée surmontées par trois bas-reliefs synthétisant l'enseignement artistique, l'enseignement technique et l'enseignement général.

Au rez-de-chaussée, dans des salles groupées autour d'un hall central, voici l'enseignement technique à tous les degrés et l'enseignement artistique à tous les degrés. A ces deux enseignements étaient aussi affectées ces galeries à l'étage. L'ensemble de l'enseignement technique se répartissait en six salles occupées par les arts mécaniques, les arts du mobilier, du bâtiment, les arts graphiques et les textiles. Une série de conférences et une importante documentation vous initiaient à la question si complexe des techniques industrielles. L'exposition de l'enseignement artistique vous faisait comprendre le rôle des écoles, depuis les écoles supérieures des beaux-arts, des arts décoratifs et dans les écoles de province qui disposaient, sur les murs des galeries, un grand nombre de dessins, de photo-montages, des exécutions dans les diverses matières, faites soit par leurs propres moyens, soit avec l'aide des écoles techniques auxquelles elles étaient intimement liées.

Au rez-de-chaussée encore, une salle était aménagée de manière à présenter avec clarté le problème posé par l'orientation professionnelle. Elle mettait à votre disposition une collection de monographies professionnelles très complètes, établies d'après une classification systématique de toutes les professions par rapport à quelques centres générateurs. Un tableau lumineux, d'une réelle ingéniosité, vous disait nettement ce que vous pouviez faire si, au moyen d'un bouton approprié sur lequel vous appuyiez, vous lui aviez signalé un cas de déficience physique léger ou grave, susceptible de nuire à l'exercice d'une profession.

Au premier étage, l'enseignement primaire avec ses différentes sections : écoles maternelles, écoles primaires élémentaires, cours complémentaires, écoles primaires supérieures, écoles normales d'instituteurs et d'institutrices, représentait plus de 72000 écoles où exerçaient 145000 instituteurs et professeurs. Des maquettes d'écoles et de classes vous permettaient d'apprécier les efforts réalisés pour les constructions et aménagements, pour les installations d'hygiène, l'enseignement ménager, le travail manuel.

Une place importante était occupée par les écoles normales, les oeuvres post-scolaires et péri-scolaires.

Toujours au premier étage, la section de l'enseignement secondaire s'était donné pour mission de prouver l'unité de son programme, unité qui ne sacrifiait pas une branche de connaissance à une autre; il y avait au contraire, actuellement, coordination pédagogique des diverses disciplines et convergence du classique et du moderne pour un même épanouissement des études de mathématique et de philosophie.
Commençant par l'analyse des éléments pédagogiques pour aboutir à leur synthèse, vous pouviez, en examinant une série de vitrines logiquement disposées, suivre exactement le cycle de la scolarité.

La section d'enseignement supérieur ne se bornait pas à faire connaitre ses facultés et ses instituts, elle réservait aussi une place aux Cités universitaires et aux établissements à l'étranger. A cet effet une série de maquettes montraient la Casa Velasquez à Madrid, la bibliothèque nationale de Versailles, la cite universitaire de Nancy, la nouvelle école d'infirmières de Lyon. En outre, des raretés artistiques, scientifiques et historiques vous étaient révélées : les signatures de Villon et de Montagne prises dans les registres des universités de Paris et Bordeaux, des collections de la faculté de médecine de Montpellier avec le souvenir de son plus célèbre étudiant, François Rabelais, des documents dus à Mansard, les plus belles pages du journal de Delacroix et des manuscrits de Gauguin.

En ce qui concernait l'archéologie, vous pouviez voir des moulages d'oeuvres découvertes au cours d'explorations récentes, envoyés par les école d'Athènes et de Rome, par les services des fouilles de Syrie te d'Egypte, ou provenant de Saint Bertrand de Comminges.

La participation étrangère était assurée par l'Allemagne, la Belgique, la Bulgarie, la Pologne, la Roumanie, la Suisse. Enfin une partie du deuxième étage était affectée aux radiations et aux instruments de musique.

Dans ce palais de l'enseignement, les universités françaises démontraient avec éclat que rien de ce qui était humain ne leur était étranger.

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