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Chemins de fer


Chemins de fer à l'exposition de Paris 1937

© L'Illustration
Architecte(s) : Audoul, Hartwig, Eric Bagge et Gérodias

Dans la partie désaffectée de l'ancienne gare des Invalides, le palais des Chemins de fer occupait une surface de 1.500 mètres carrés.

Vous pouviez, après avoir emprunté le grand hall monumental, traverser le sous-sol dans toute sa longueur et remonter deux cents mètres plus loin, au niveau de la chaussée après avoir parcouru toute la largeur de l'Esplanade des Invalides.
La gare était rendue méconnaissable par les habiles camouflages des architectes : MM. Audoul, Eric Bagge, Hartwig et Gérodias.

Le long de cet itinéraire, les Grands Réseaux Français, animés par le désir de donner à leur exposition une valeur éducative en même temps qu'un aspect attrayant, vous présentaient d'abord une coupe de locomotive Compoud à vapeur surchauffée, grandeur nature, et une locomotive électrique que vous pouviez traverser afin d'avoir une idée précise de la multiplicité des circuits et de la complexité de l'appareillage habituellement cachés sous les capots.

Un cinéma technique projetait des films retraçant les installations les plus modernes de la région parisienne et les dispositifs techniques tels que les usines hydroélectriques, les freins Weistinghouse, etc... Voici la maquette d'un ferry-boat faisant le trajet de Paris à Londres. Des fresques importantes complétaient cette maquette : les liaisons maritimes France-Angleterre pour le présent et le projet de tunnel sous la manche pour l'avenir, projet qui finira par être réalisé en 1994.

Ensuite vous assistiez à la manutention des camions et des wagons plats, aux opérations de chargement et de déchargement au moyen d'une grue roulante et de chariots élévateurs, de containers qui, alliant le camion au wagon, bénéficiaient de l'avantage de l'un et de l'autre. Non loin de trois automotrices (une Bugatti mue par deux moteurs à essence, une Renault à moteurs à combustion interne, une standard, également à deux moteurs Diesel), vous découvriez une automotrice électrique double dont la silhouette était évocatrice de vitesse. En acier inoxydable extra-légère quoique très résistante, sa construction procédait d'une technique toute moderne importée d'Amérique. Elle était destinée au service de banlieue.

Des cartes animées vous démontraient la transformation économique et sociale de la France durant cent ans de chemin de fer.

Les Réseaux avaient tenu aussi à faire valoir les initiatives prises par eux dans le domaine social et de l'apprentissage.
Après avoir visité une exposition des spécimens les plus caractérisés du matériel moderne, vous pouviez monter en voiture et voir se dérouler un diorama représentant les principaux sites de France; vous aviez même l'impression de la vitesse par d'adroits jeux de lumière et de machinerie.

Des hauts-parleurs vous enseignaient sur les contrées traversées. Des bons gratuits vous étaient offerts vous permettant de visiter, à l'aide d'auto-cars, des installations comme, entre autres, une grande gare de Paris, un chantier de triage de la Gare Saint-Lazare, le banc d'essai de Vitry.

La Compagnie Internationale des Wagons-Lits exposait un diorama schématisant son exploitation technique, ainsi que des voitures des types les plus récents.

Une maquette animée avait été conçue par le Métropolitain de Paris. Elle représentait à une échelle de 1/50e, l'exploitation d'une ligne avec fonctionnement de la signalisation automatique, des manoeuvres de rebroussement aux terminus et de garage intermédiaire. Cette maquette était complétée par la reproduction en relief des quartiers de Paris et de la région parisienne. Le Métropolitain qui collabore aux oeuvres sociales de Grands Réseaux, s'était attaché à faire valoir aux yeux des visiteurs son effort, principalement dans le domaine sportif.

Un certain nombre d'exposants étrangers étaient également inscrits à la classe 65 A du Groupe XII qui exhibaient, par exemple, un train-éclair danois assurant les relations rapides entre Copenhague et les principaux points du territoire. C'était une rame automotrice triple, rouge vif, rayée de blanc. Un curieux train-croisière polonais réservé aux skieurs comprenait en plus du wagon-lits une voiture bar-cinéma-dancing, deux salles de bain, une installation complète de douches, un salon de coiffure et même une salle d'opération pour intervention urgente.

Le matériel présenté par les Chemins de fer de Suède était particulièrement bien adapté au service spécial qui lui était demandé dans ce pays très étendu pénétrant dans la zone arctique, comme en fait foi le soleil de minuit que représentait un paysage animé.

La Société Nationale des Chemins de fer Belges exposait trois voitures à grande capacité qui permettaient d'apprécier les efforts faits depuis une dizaine d'années dans ce pays, en faveur des voyageurs de banlieue.

La participation des Chemins de fer allemands s'étendait à plusieurs branches de la construction ferroviaire et se caractérisait par sa variété.

Bénéficiant d'une expérience déjà longue, les chemins de fer de l'état italien avaient étudié une rame automotrice électrique et de son ensemble se dégageait une impression bien justifiée de puissance et de vitesse puisque les 190 km à l'heure avaient été dépassés au cours des essais.

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