Grande exposition universelle des travaux de l'industrie de toutes les nations - Londres 1851

Industrie de toutes les Nations

1er Mai 1851 - 11 Octobre 1851


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Beaux-Arts

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Sculpture en or et en argent, en cuivre, en fer, en zinc, en plomb ; en métaux composés tels que le bronze, etc. ; en simples minéraux tels que le marbre, la pierre, les pierres précieuses, l'argile, etc. ; en matières artificielles comme le verre, la porcelaine, etc. ; en bois et substances animales tels que l'ivoire, les os, etc. ; produits frappés ou gravés en creux comme les monnaies, les médailles, les pierres précieuses et les cachets, les décorations architecturales, mosaïques et ouvrages incrustés, émaux, peintures à la fresque et à l'encaustique; impressions d'ornements, lithographie, zincographie et modèles d'architecture, de topographie et d'anatomie.

Tels sont les traits généraux de cette vaste collection des produits de l'industrie humaine.

Si nous considérons la proportion dans laquelle les différentes nations de la terre y ont contribué, nous trouvons, comme on pouvait s'y attendre, que les différentes divisions de l'Europe fournissent la part la plus vaste et la plus variée, et pour la plupart les mêmes produits que ceux qui sont fournis par les exposants nationaux. Les produits qui arrivent de la distance la plus reculée et qui sont les plus limités, quant à la quantité et à la variété, offrent cependant un intérêt tout particulier.

Ainsi nous trouvons une quantité considérable de produits naturels et artificiels fournis par les îles de l'archipel indien, et entre autres des nids d'oiseaux qui constituent un article important d'alimentation, et sont très estimés en Chine pour leurs propriétés nourrissantes et fortifiantes. Cette partie du globe a encore expédié un autre objet important d'alimentation, des nageoires de requins que les Chinois recherchent tout particulièrement.

On expose de la cire produite par des abeilles de ces régions, dont les habitudes diffèrent beaucoup de celles des insectes de la même espèce qui habitent l'Europe, car elles ne bâtissent pas de ruches, mais elles suspendent leurs nids aux branches des arbres où ils forment quelquefois des masses d'un volume considérable. On a reçu des mêmes régions une vaste collection de bois employés pour les ameublements, et dont vingt-huit spécimens au moins figureront à l'exposition.

Parmi ces produits est un échantillon de bois de Lingoa, qui forme, comme on sait, l'objet du commerce d'Amboyne, et dont une planche ne mesure pas moins de huit pieds de long sur près de cinq pieds de largeur.

Parmi les matières textiles et les objets fabriqués des mêmes contrées, on trouve une espèce de fil remarquable pour sa force et sa durée, produit par l'écorce d'une espèce d'ortie appelée rami.

On expose également des fils provenant des fibres de l'aloès, de l'ananas et du musa au plantain.

Cette collection renferme en outre une quantité d'objets de fantaisies manufacturés, d'engins de pêche, d'appareils agricoles et industriels, d'articles divers et quelques modèles curieux de navires indigènes.

Un de ces modèles représente un vaisseau pirate, de première classe, disposé pour porter un équipage de 100 hommes. Dans cette forme de vaisseau, le mât de beaupré est transformé en pont volant, destiné à faciliter l'abordage des navires que l'on attaque. Dans un plus petit modèle, de seconde classe, disposé pour un équipage de 50 hommes, une plateforme est attachée au mât avec des grappins, et sert de pont volant pour l'abordage.