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Produits Chimiques



La partie du bâtiment consacrée à l'exposition des produits chimiques de fabrication anglaise est située dans la galerie du sud, un peu à l'ouest du transept, et se trouve limitée à l'est par une collection de soies de Paisley, et du côté opposé par l'espace accordé aux divers articles alimentaires employés en Angleterre.

On peut voir également un superbe trophée chimique dans la nef. Une grande variété de préparations chimiques et pharmaceutiques sont en outre dispersées dans les différentes parties de l'édifice consacrées aux produits industriels des pays étrangers et dans celles où les colonies anglaises sont représentées.

Si, après avoir monté l'escalier qui se trouve un peu à l'ouest du transept, on s'avance vers l'extrémité de la section, le long de la muraille du Sud, on ne manquera pas d'admirer une montre où sont exposés une grande variété de couleurs et de très beaux produits chimiques, provenant de la fabrique de Millwall, dirigée par MM. Pontifex. Les objets plus frappants que présente cette collection sont de magnifiques cristaux d'acide tartrique, substance que les imprimeurs de coton du nord de l'Angleterre emploient par milliers de tonneaux, indépendamment des quantités demandées par la médecine et la pharmacie, par les fabricants de limonade, degingerbeer et d'autres boissons rafraîchissantes qui sont devenues si populaires depuis quelques années pendant
les mois d'été.

Cet acide est tiré de d'argol ou du tartre cru, qui se dépose dans les tonneaux pendant la fermentation du vin. L'Angleterre reçoit tous les ans des quantités considérables de cette substance brute, qui lui sont expédiées de Naples, de Marseille, et d'autres contrées vinicoles.

Ces deux substances, car elles diffèrent très peu l'une de l'autre dans leur composition, contiennent une large proportion de bitartrate de potasse. L'acide est facilement séparé de cet alcali par des moyens chimiques, et on le cristallise par l'ébullitîon pour le livrer au commerce.

Cependant une seule cristallisation ne suffit pas à lui donner la blancheur parfaite ou plutôt la grande transparence que possèdent les spécimens exposés, parce que la solution est toujours plus ou moins teinte par des matières provenant du raisin : mais on sépare ensuite ces matières par la filtration de la solution bouillante à travers du noir animal très divisé. Dans la partie nord de la montre, on voit un vaisseau de plomb qui contient quelques beaux cristaux d'acide citrique, que l'on extrait du jus de
citron ou du limon, et qui est employé à la préparation des mêmes boissons que l'acide tartrique. Toutefois, les propriétés de l'acide citrique, différant sous beaucoup de rapport de celles de cet agent chimique, on l'applique à beaucoup d'usages où l'acide tartrique est rejeté.

Nous trouvons encore là, non-seulement des spécimens de sulfate de cuivre ou couperose bleue, que les fabricants de couleurs emploient en quantité, mais encore du sulfate de potasse, produit secondaire de la fabrication de l'acide tartrique. Ce sel est quelquefois employé en médecine, mais la plus grande partie en est convertie en carbonate alcalin.

On a exposé sur les tablettes toutes sortes de couleurs préparées pour l'usage du peintre et du fabricant de papiers peints, et en même temps qu'une série de modèles indiquant la fonte et le raffinage du minerai de plomb et sa transmutation en céruse.

Vis-à-vis cette collection est un très beau groupe de cristaux d'acétate—ou comme on l'appelle plus communément de sucre de plomb—provenant de la fabrique de produits chimiques de Melincrythan, et une caisse de réactifs chimiques extrêmement purs préparés par M. Burton de Holbornbars, pour usage de la chimie scientifique. On obtient 1 acétate de plomb en saturant l’oxyde de plomb ou la litharge, avec de l'acide acétique produit, soit par la fermentation acétique des liqueurs saccharines, soit par la distillation du bois. Cet article sert principalement à la préparation des teintures ou des couleurs.

Près de là se trouve une série de spécimens envoyés par les administrateurs de la succession J. Buckley de Manchester, et indiquant les procédés employés pour la fabrication de l'alun et du sulfate de fer ou couperose verte ; ces spécimens commencent par être d'abord des blocs de schiste alumineux et finissent par se présenter sous forme de cristaux magnifiques de ces deux substances. L'alun et la couperose sont tous deux largement employés dans la teinture et la fabrication des couleurs ; mais il s'en emploie également des quantités considérables dans la préparation de l'encre et pour donner une teinte noire au cuir. D'autres séries de spécimens, indiquant cette fabrication, ont été envoyés par MM. Wilson de Glasgow, M. L. Spence, de sa fabrique d'alun de Pendertou, à Manchester, et M. P. Moberley de Land's end, près de Whitby.

On remarque encore ici quelques spécimens de cannel-coal, et des produits qu'on en tire. Ces derniers ont été envoyés par la compagnie de gaz privilégiée, et renferment du naphte dans ses différentes transformations, ainsi que de magnifiques échantillons de naphtaline conservés sous des globes en verre. L'attention se fixe ensuite sur le beaux cristaux de bichromate et de prussiate de potasse exposés dans le compartiment de MM. Dentith et Cie.
La première de ces substances est presque exclusivement employée dans la préparation des différents chromâtes de plomb rouges et jaunes ; et la seconde, que l'on prépare au moyen de la calcination et du lessivage des substances animales, telles que la corne et les sabots des quadrupèdes, est principalement employée dans la fabrication des divers bleus de Prusse dont se servent en si grandes quantités les peintres, les imprimeurs sur toile, et les fabricants de papiers peints.

Nous trouvons ensuite des échantillons d'outremer et des diverses matières colorantes employées par les teinturiers de coton, de toile, de soie, et de laine. A la partie sud du comptoir est un compartiment qui renferme une superbe pyramide de sulfate de cuivre, des ateliers de MM. Hahmel et Ellis, de Manchester.
Cette collection renferme encore quelques spécimens de nitrate de plomb, qui sont vraiment remarquables, et du soufre à ses différentes périodes de préparation ; et divers sels ammoniacaux tirés des eaux de rebut qui se produisent en abondance pendant la fabrication du gaz de houille.

Notre attention se fixe immédiatement après sur des échantillons d'une nouvelle matière colorante, appelée oxichloride de plomb, préparée, suivant un procédé breveté, par M. H. L. Pattinson, de Newcastle-on-Tyne, qui tire directement cette couleur du sulfure de plomb ou galène commune. Il est évident que cette circonstance seule permet de fabriquer le nouveau produit ainsi obtenu, à de bien meilleures conditions que la céruse ordinaire, qui non-seulement doit être préparée avec le plomb métallique, mais doit rester encore exposée pendant environ trois mois aux vapeurs de l'acide acétique et de l'acide carbonique dans les couches de tan où elle se forme. Cependant la couleur de cette substance n'est pas tout-à-fait aussi intense que celle du carbonate de plomb de bonne qualité, et ses propriétés, sous le rapport de la résistance et du rendement, n'ont pas encore été constatées par l'expérience. Tout porte à croire cependant que l'épreuve en sera satisfaisante.

Le comptoir à gauche est occupé par MM. Howard et Kent de Stratford, qui exposent une grande variété de substances extrêmement pures et magnifiquement cristallisées, pour l'usage de la médecine et des arts. Parmi ces substances on peut citer le camphre, le borax, les acides tartriques et citriques et diverses préparations d'antimoine, d'argent, de bismuth, de mercure et de fer.

Dans une montre, contre la muraille du Sud, on voit une collection d'écorces étrangères et des différents alcaloïdes et sels qu'on en extrait. Parmi les préparations de cette classe, les montres de MM. Spencer et fils offrent de beaux échantillons de théine
et de caféine, et celles de MM. Hemingway contiennent de superbes échantillons de sels doubles organiques.

MM. Tennant et Cie., de Manchester, exposent des sels de cuivre, de zinc, d'étain, de potasse, et de soude, tels qu'ils sont employés par les imprimeurs sur étoffes de coton de ce voisinage. M. G. Young, d'Ardwick-bridge, expose des échantillons de " paraffine," d'huile minérale, de stannate de soude, de même qu'un modèle explicatif des procédés, récemment brevetés, que cet habile chimiste emploie pour tirer ce sel directement des minerais d'étain du Cornouailles.

Contre la muraille du Sud on trouvera une petite vitrine qui renferme des spécimens d'actes, d'écrits, de livres, de gravures et de cartes, qui ont été altérés par l'âge, par la fumée, la vapeur, ou le feu, et restaurés ensuite par un procédé de l'invention de M. George Clifford de l'Inner Temple. Parmi ces restaurations on remarque avec un intérêt tout particulier des portions d'actes, etc., arrachées du grand incendie de Lincoln's-Inn, et dont les fragments, quelquefois entièrement décolorés, ont été rendus parfaitement lisibles par ce procédé.

Ici se trouve encore une montre où sont exposés les procédés de fabrication de l’oxyde de zinc, ou blanc de zinc, dont l'usage se répand si généralement en place de la céruse, qui était autrefois exclusivement employée par les peintres pour la préparation de la couleur blanche. Cette substance s'obtient en exposant du zinc fondu à un courant d'air, dans des fours spéciaux, construits en briques réfractaires, et auxquels on donne à peu près la forme des cornues pour la fabrication du gaz de houille. Le zinc qui est un métal extrêmement volatile, en passant à l'état de vapeur, se combine à l'oxygène de l'air chauffé, et forme l’oxyde blanc de ce métal, où le " nihil album" des anciens alchimistes. Ce produit floconneux est ensuite conduit dans une série de chambres préparées pour sa condensation ; il y est ensuite repris dans un état convenable pour être mélangé à l'huile de graine de lin raffinée et appliqué immédiatement comme peinture. La couleur obtenue par ce procédé a l'avantage sur la céruse de ne pas être attaqué par le gaz hydrogène sulfuré qui donne promptement une teinte brune foncée ou noire aux corps qui sont recouverts avec la peinture ordinaire ; elle est donc parfaitement adaptée dans tous les cas où la peinture à l’oxyde de plomb serait exposée à cet inconvénient. Il y a cependant certaines circonstances qui semblent indiquer que cette substance ne peut pas toujours être d un usage aussi économique que les composés de plomb qui ont été jusqu'ici employés à la décoration des charpentes de nos maisons.

L’oxyde de zinc, quoique d'une belle couleur blanche, a malheureusement une certaine transparence qui, à proportions égales, l'empêche de recouvrir aussi bien l'objet à peindre que son heureux concurrent. Une autre difficulté s'oppose à l'usage de l’oxyde de zinc: sans l'adjonction d'un siccatif convenable, il reste longtemps sur le bois avant d'acquérir la dureté nécessaire pour qu'il soit possible de le recouvrir d'une seconde couche. Or, la plupart des compositions vendues sous le nom de siccatifs brevetés, contenant du plomb, leur mélange avec le blanc de zinc, donne à celui-ci la propriété de noircir lorsqu'il est exposé aux vapeurs de l'acide hydrosulfurique, et lui enlève aussi une de ses plus précieuses qualités. Il est à désirer que les ressources de la
chimie moderne trouvent enfin le moyen de remédier à ce désavantage, car la céruse exerce une si funeste influence sur les ouvriers employés à sa fabrication, et sur les peintres qui l'appliquent, que la découverte d'une substance d'un prix aussi peu élevé et qui la remplacerait avec avantage, serait un bienfait immense pour les deux classes de travailleurs.

Quelques-unes des couleurs de zinc qui accompagnent les autres spécimens sont également très belles et deviendront bientôt, sans nul doute, d'un usage général.

En retournant à la ligne des comptoirs, l'attention des visiteurs se portera infailliblement sur un large gâteau de sel ammoniac, ou hydrochlorate d'ammoniaque et d'admirables cristaux de nitrate de potasse, exposés par M. F. Hill de Deptford. De magnifiques cristaux de la même substance provenant de la fabrique de MM. Richardson frères, de Londres, sont également exposés à côté de spécimens de salpêtre, de charbon de bois, et de soufre, que l'on a ingénieusement disposés, pour indiquer comment s'opère la fabrication de la poudre à canon aux célèbres moulins de Waltham Abbey.

On trouve également là d'énormes cristaux de carbonate de soude, qui, exposés à une atmosphère d'acide carbonique, se sont convertis extérieurement en bicarbonate de cet alcali. On peut citer en même temps quelques beaux cristaux de carbonate de soude exposés par M. Cook, de Newcastle-on-Tyne. Cette substance s'obtenait autrefois par le lessivage de certaines espèces de varech que l'on ramassait en différentes localités pour cet usage. On connaissait sur le marché deux espèce» de cette soude grossière que l'on appelait " barille" et " soude commune."
La première est la cendre à demi fondue de la "soda salsola," qui croît sur les côtes espagnoles de la Méditerranée, dans les environs d'Alicante; et la dernière est la cendre calcinée de certains " fucus," tels que le " seratus," le " digitatus," le " nodosus," et le " vesiculosus," que l'on trouve sur plusieurs des côtes rocailleuses de la Bretagne où elles étaient autrefois recueillies afin d'en extraire l'alcali qu'elles contiennent.
Mais aujourd'hui les immenses quantités de carbonate de soude annuellement employées par diverses manufactures, comme celles de savon et de verres, et les masses non moins considérables de cette substance qui sont consommées pour les usages domestiques, sont exclusivement tirées du sel commun, que les chimistes appellent chlorure de soude.
Ce produit, qui se rencontre à l'état natif dans beaucoup de pays du monde, abonde particulièrement dans le Cheshire, où il est d'abord converti en sulfate de soude par l'addition d'une certaine quantité d'acide sulfurique plus connu sous le nom de vitriol. Le sulfate de soude ainsi formé est ensuite broyé avec son poids de chaux (carbonate de chaux) et la moitié de son poids de charbon pulvérisé. Le mélange ainsi préparé est ensuite fortement chauffé dans un four à réverbère, ce qui détermine chimiquement la production d'un sulfure de chaux et du carbonate de soude, que l'on dissout ensuite dans l'eau et que l'on cristallise, sous la forme où il se trouve aujourd'hui dans le commerce.

On appréciera justement l'étendue de cette fabrication dans la Grande-Bretagne et son importance comme source de notre richesse commerciale, quand on saura que la pro luction annuelle de ce pays ne s'élève probablement pas à moins de 200,000 tonneaux, et qu'en 1850 les exportations seules se sont élevées à 44,407 tonneaux d'une valeur déclarée de 10,055,800 francs.

On admirera encore dans cette partie de la section une vitrine, où MM. Windsor et Newton ont exposé de très-belles couleurs pour les artistes et une collection de brosses, de pinceaux, de palettes et d'autres accessoires indispensables à l'atelier du peintre On trouve près de là des échantillons de couleurs, aussi bien pour le peintre artiste que pour le fabricant de papier peint, et sortant de la fabrique de MM. Blundell et Spence de Hull. On y voit également des échantillons d'oxichlorure blanc de plomb, de peinture de blanc de zinc, de nouvelle huile siccative, de peintures corrosives et en stuc, et d'une composition pour empêcher la quille des navires de se pourrir et de s'incruster.

Sur les comptoirs voisins, on trouvera plusieurs préparations d'une grande beauté, comprenant de la naphtaline, de la quinine, de la caféine, et des sels de morphine, de béberine, et d'autres alcaloïdes.

MM. Huskisson exposent quelques beaux spécimens des préparations de soude, d iode, de mercure, de potasse et de plomb ; en même temps que de magnifiques cristaux de divers acides organiques.
Près de là sont des échantillons de couleurs fines, fabriquées par MM. Godfrey et Cooke, et renfermant de très-beau carmin, et une espèce ce laque soluble dans l'ammoniaque, et principalement employée dans la préparation des papiers de couleur.

Parmi les préparations pharmaceutiques on trouvera, non-seulement une collection nombreuse et variée de drogues étrangères, mais encore les belles préparations et compositions qu'on en a obtenues par le traitement chimique.
On trouve dans cette classe le jalap, le safran, le kousso, le bael indien, le coing du Bengale, les baies à savon, les jujubes, la rhubarbe, l'aloès, la salsepareille et quantité d'autres productions semblables. Parmi les produits préparés, on remarquera ceux qui sont exposés par M. M'Farlane, d'Edimbourg, et qui montrent la fabrication des sels de Morphine, en même temps que celle de l'acide gallique, et des spécimens de béberine tirés de l'écorce du u green heart. " Des échantillons de cantharidine, le principe vésicatoire de la cantharide, exciteront ici beaucoup de curiosité, de même que des bouteilles d'aloïne, la base de l'aloës, et des cristaux de mannite d'une beauté toute particulière.

Les collections de produits chimiques ne sont pas très nombreuses dans les autres parties de l'exposition, mais quelques nations étrangères ont exposé des quantités considérables d'articles de droguerie et de produits chimiques. La France a envoyé de l'alun,

du sulfate de cuivre, du prussiate de potasse, du sulfate de potasse, des iodures, de l'iode sublimé, du chlorure de potassiun, des vernis et de la gélatine.
Dans la même division on trouve également des acétates de plomb, de soude, de cuivre, de la céruse, de l'alcool rectifié et de la thérébentine.

L'Autriche a du sel commun, de la crème de tartre, de l'acétate de soude, du chlorure de chaux, de l'acide acétique, de l'arsenic, du chlorure de potassium, des composés de mercure, des oxydes de chrodium et d'uranium. On peut ajouter à cette énumération de l'albumine, du prussiate de potasse, du stannate de soude, du jaune de chrome, de l'outremer, et du cadmium jaune. Le même pays envoie du savon, de la litharge, du minium, du vermillon et cent quatre-vingts échantillons de couleurs fines, y compris les laques et les carmins.

L'Allemagne expose du chloroforme, de l'éther sulfurique, de l'acide acétique concentré et quantité d'autres produits chimiques de toute espèce.

Du Portugal et de Madère, on a reçu de l'acide tartrique, du tartre cru, du sulfate de soude, du nitrate de baryte, du nitrate de strontium, du nitrate de plomb, du sulfate de zinc, de l'acétate de potasse, du salpêtre raffiné, de l'oxide de zinc et du carbonate de potasse. On trouve également dans cette division du sulfate de fer, du sublimé corrosif, de l’oxyde rouge de mercure, de l'essence de lavande et de l'alcool concentré.

La Sardaigne expose des spécimens de céruse, de soude, de savon, d'acides nitrique et sulfuriques, de nitrate de baryte, d'acide gallique, de sulfate et de citrate de quinine, d'acide stéarique, de sulfate de fer, de sulfate de cuivre, de sulfate d'alumine et diverses autres substances.

La Toscane fournit des appareils chimiques en verre, et quelques produits chimiques, parmi lesquels nous citerons du sel gemme, de l'alun, du soufre et des préparations de quinine et de santonia, avec quelques composés de mercure et de l'acide borique.

Le département assigné à l'Archipel indien renferme quelques spécimens d'aloës, de bois d'agaia, de bois d'aigle, d'écorce de sagah, d'écorce de bois de sève, d'écorce de mangue, avec une collection de gommes dans de petites bouteilles, et de semences de perles que les Chinois emploient comme médicament.

La Nouvelle-Zélande a envoyé des spécimens de bois employés pour la tannerie, et du savon fabriqué dans la colonie.

Outre les objets ci-dessus énumérés, on trouvera nombre de produits très beaux et très rares disséminés dans les diverses parties de l'édifice. Mais comme nous avons l'intention de donner de temps en temps une série d'articles sur les produits chimiques et pharmaceutiques de l'exposition universelle, nous remettons à une future occasion leur description particulière et l'examen de leurs diverses qualités.

© Palais de Cristal – Journal Illustré de L’Exposition de 1851