Vestiges du pavillon URSS de 1937 retrouvés !

Paris 1937 - Remnants
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Gaël
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Re: Vestiges du pavillon URSS de 1937 retrouvés !

Message par Gaël » 26 déc. 2011 01:29 pm

:D

Bonne nouvelle ou presque : les vestiges soviètiques resteront exposés à Guiry encore quelques mois mais leur destination future est encore incertaine.

Article du Parisien ce lundi 26 décembre 2011 :

http://www.leparisien.fr/val-d-oise-95/ ... 783920.php

Bonne nouvelle pour ceux qui ont manqué l’événement archéologique majeur de 2011! Les célèbres sculptures soviétiques de Baillet-en-France resteront quelques mois de plus au musée archéologique de Guiry-en-Vexin. Et ce, malgré la fin de la grande exposition « Ruines et Vestiges », présentée depuis un an.
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L’exposition réveille les souvenirs des Val-d’Oisiens
Parmi les œuvres exposées, l’intégralité des figures du pavillon soviétique de l’exposition universelle de 1937, déterrées par hasard en 2004 par l’archéologue François Gentili au fond d’une glacière de l’ancien château de Baillet-en-France. Les visiteurs du musée pourront probablement les admirer jusqu’en juin.
Et ensuite ? La logistique et le coût de déplacement de ces colossales œuvres en béton armé s’annoncent considé-rables. « Nous avons eu beaucoup de propositions, tout le monde les veut! » reconnaît Patricia Hervé, du musée d’archéologie.
Le musée Reina Sofia de Madrid est intéressé
L’une de ces demandes, émanant du musée Reina Sofia à Madrid, serait sur le point d’aboutir. C’est la mairie de Baillet-en-France qui reçoit les candidatures. Car, légalement, les sculptures déterrées sur le territoire municipal lui appartiennent. « Nous voulons trouver un endroit où les exposer, ou bien faire en sorte qu’elles voyagent tout le temps, souligne la maire, Christiane Aknouche. Nous savons que les Russes, qui ont reconstruit le pavillon de 1937 à l’identique à Moscou, aimeraient aussi exposer les originaux. Mais si les sculptures nous revenaient, nous serions bien embêtés… Les mettre en valeur coûterait bien trop cher à une petite commune comme la nôtre. Il nous faut un musée qui accepte de les garder à terme, ou bien des sponsors. » La ville envisage de conserver en revanche des copies des œuvres dans le parc du château de Baillet-en-France, pour garder le souvenir de cet épisode.
C’est là, à environ 10 m de profondeur, que les sculptures ont été « déposées » en 1954, si l’on en croit le message laissé dans une bouteille par celui qui a scellé l’entrée de la glacière, un ouvrier facétieux qui a signé « Gaston la bonne bouteille ». En 1941, treize années plus tôt, les jeunesses pétainistes avaient abattu à coups de massue ce pavillon soviétique offert par l’URSS à l’Union syndicale CGT des travailleurs métallurgistes de la région parisienne, propriétaire du parc du château. Les personnages en béton portent encore les stigmates de ce traitement.
Il ne faut pas désolidariser ces fragments, l’œuvre perdrait de sa monumentalité », souligne François Collinot, qui s’est chargé du montage périlleux de l’exposition au musée, avec d’autres spécialistes. « Il ne s’agit pas d’une simple épée ou d’un vase, il faut de l’espace pour montrer ces sculptures. » Une particularité qui rend encore plus incertain l’avenir de ces fiers visages soviétiques témoins de l’histoire.

« Regarde ces visages à l’expression si caucasienne! » Comme de nombreux autres visiteurs cette année, Christian est venu au musée archéologique essentiellement pour contempler les sculptures du pavillon soviétique de 1937. Même si, aujourd’hui, il n’habite plus le Val-d’Oise, ces œuvres incongrues éveillent chez lui une curiosité particulière.

SUR LE MÊME SUJET
Les sculptures soviétiques se cherchent un avenir
« J’allais camper, quand j’étais jeune, sur le parc de loisirs de la CGT à Baillet-en-France. Il y avait une ambiance incroyable! raconte cet ancien habitant d’Argenteuil. Alors quand j’ai entendu dire qu’on avait trouvé ces statues là-bas, la nouvelle m’a tout de suite intéressé. » Après les grèves de 1936, l’union syndicale CGT des travailleurs métallurgistes de la région parisienne avait créé à Baillet l’un des premiers camps de vacances français. Le parc conserva cette vocation jusqu’en 1972, malgré une interruption pendant la guerre qui le transforma en camp de réfugiés soviétiques. C’est sans doute l’histoire incroyable du domaine de Baillet qui a garanti une partie du succès de l’exposition « Ruines et Vestiges », amenant des novices à s’intéresser à l’archéologie moderne. D’une fréquentation de 9000 personnes en 2010, le musée est passé à 12000 visiteurs en 2011. Une augmentation conséquente sans doute liée au succès de cette exposition exceptionnelle.

Le musée archéologique est ouvert tous les jours sauf mardi, de 9 heures à 12 heures et de 13h30 à 17h30, le week-end de 13h30 à 18h30, fermé le 1er janvier. Entrée libre
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Vestiges des Expositions Universelles
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Re: Vestiges du pavillon URSS de 1937 retrouvés !

Message par worldfairs » 29 août 2017 01:12 pm

Voici encore une article du Parisien (http://www.leparisien.fr/guiry-en-vexin ... 19872.php ) présentant cette découverte

Avec leurs yeux bridés typiques des habitants du Caucase ou leur toque en laine traditionnelle d’Azerbaïdjan, les statues de béton exposées au musée archéologique de Guiry-en-Vexin n’ont a priori rien de très valdoisiennes. Et pourtant leur histoire est étroitement liée à celle du département. Depuis 2011, une partie des bas-reliefs du pavillon soviétique de l’Exposition internationale de 1937 occupe une salle entière du musée. Ces pièces inédites ont été découvertes sept années plus tôt, par hasard, sous la terre de Baillet-en-France.

Ce jour-là, un archéologue de l’Inrap (Institut national de recherches archéologiques préventives) mène une recherche dans le parc du château (détruit suite à un incendie) de la commune. François Gentili est spécialiste de l’habitat seigneurial. Mais ce qu’il découvre alors relève d’une archéologie beaucoup plus contemporaine. Dans l’ancienne glacière du château, le chercheur met à jour des éléments sculptés en béton. Il s’agit en fait des œuvres de Joseph Tchaïkov, l’une des figures de l’art réaliste soviétique.

Oubliées de tous, ces œuvres ont dormi à l’abri des regards durant plus d’un demi-siècle. Pour comprendre leur présence dans le sous-sol val-d'oisien, il faut se pencher sur le fascinant destin du château de Baillet-en-France. En 1937, juste après la mise en place des congés payés, l’Union syndicale CGT des travailleurs métallurgistes de la région parisienne (USTM) achète le site. Elle va y créer l’un des premiers centres de vacances du pays. C’est dans ce contexte que l’URSS fait don des statues ornant son pavillon, juste après l’exposition universelle de Paris, à l’Union syndicale des métallurgistes.

Mais en 1939, la propriété de Baillet-en-France est réquisitionnée et transformée en centre d’internement pour détenus politiques. Puis à partir de 1940, le site redevient un centre de vacances, mais pour les Jeunesse pétainistes. Les bas-reliefs soviétiques, qui avaient été remontés dans le parc du château par les métallurgistes, n’ont pas survécu à la Guerre. Le monument a été brisé et disloqué, avant d’être enseveli un peu plus tard. Seuls les plus gros morceaux, correspondant aux bustes et aux têtes, ont été retrouvés. Une partie de ces pièces est présentée au musée de Guiry-en-Vexin.

Les autres éléments se trouvent dans les réserves archéologiques départementales. Mais tout ce qui reste de la monumentale œuvre de Thaïkov devrait bientôt être rassemblé sur un seul et même site. « Courant 2018, la cinquantaine de palettes restant doit intégrer le fond du musée archéologique », annonce l’établissement. « Nous allons aménager nos réserves pour que ces pièces restent accessibles aux chercheurs. »
Pour tout savoir sur les expositions universelles et internationales.
http://www.worldfairs.info

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